Se raconter, c’est se dévoiler…

Il m’a fallu du temps pour oser mettre des mots sur mon chemin, sur ce qui m’a façonnée et ce que j’ai à cœur de transmettre aujourd’hui.

Ce texte, c’est une invitation à découvrir qui je suis, au-delà des apparences.

Une histoire tissée de vulnérabilité, d’amour et de présence.

Si mes mots résonnent en vous, sachez que votre propre lumière attend aussi d’être révélée.

L’enfant observatrice

Depuis toute petite, j’ai appris à observer. Dans un milieu où les mots pouvaient blesser et les silences peser, mes yeux se sont faits discrets mais attentifs. L’observation était ma manière de comprendre, mais aussi de me protéger. Je scrutais les adultes autour de moi, leurs gestes, leurs regards, les tensions invisibles qui flottaient dans l’air. Je voyais à quel point chacun semblait vouloir aimer et être aimé, et pourtant, les relations se heurtaient, se déchiraient, comme si chacun parlait une langue que l’autre ne pouvait entendre.

Je me posais mille questions : pourquoi l’amour semblait-il si compliqué ? Pourquoi le besoin de proximité s’accompagnait-il si souvent de souffrances ? Ces questions ont commencé à dessiner en moi une quête silencieuse, celle de déchiffrer les mystères des liens humains, dans l’espoir peut-être, d’y trouver un jour une harmonie possible.

Les blessures comme porte d’éveil

Si les blessures ont marqué une partie de mon chemin, elles ont aussi éveillé en moi une sensibilité particulière, une capacité à percevoir l’invisible et à chercher, malgré tout, la lumière derrière l’ombre. La vulnérabilité s’est imposée à moi avec une force fracassante. J’ai plongé dans mon obscurité, j’ai dansé avec la folie. Chaque effondrement m’a permis de mettre au monde une plus belle version de moi-même. J’ai eu l’impression de renaître de mes cendres, plus proche de mon essence véritable.

L’ouverture spirituelle

Tout semblait parfaitement aligné dans ma vie. Je venais de donner naissance à ma fille, une enfant tant désirée, entourée d’un compagnon aimant et d’un travail qui me correspondait. Pourtant, une tristesse sourde m’enveloppait. Ce bonheur tant souhaité semblait me glisser entre les doigts, incompréhensible. Un jour, presque par hasard, j’ai ouvert un livre qu’un ami m’avait offert : Le Pouvoir du Moment Présent d’Eckhart Tolle. Lorsque j’ai pratiqué l’exercice d’observer le penseur, quelque chose s’est produit. Une brèche, une suspension du temps. Pour la première fois, la grâce m’a touchée. Ce moment a marqué un avant et un après, posant la première pierre d’un chemin intérieur que je n’imaginais pas encore.

La rencontre avec le Tantra

Cette ouverture a éveillé en moi une soif profonde de rencontre – rencontre avec moi-même, avec l’autre, avec la vie. Je suis une grande amoureuse, animée par le désir sincère de tisser des liens authentiques et apaisés. Mon corps a toujours été un allié précieux, doté d’une intelligence sensible qui m’a guidée vers la sexualité comme une expérience naturelle, presque mystique. Bien avant de poser des mots dessus, je ressentais déjà que l’acte d’aimer pouvait être une rencontre avec le sacré.

C’est mon amour pour l’homme, mêlé à cette quête d’unité, qui m’a mise sur le chemin du Tantra. Dans l’espace du massage, j’ai appris à voir l’homme tel qu’il est, au-delà de mes peurs et projections. Cette réconciliation a transformé ma vision des relations. Après des années de chaos amoureux, le Tantra m’a préparée, pas à pas, à la plus belle relation de ma vie. Depuis cinq ans, je tisse un lien profondément aimant et honnête avec un homme merveilleux. Je suis convaincue que cette rencontre est l’un des fruits les plus précieux de mon chemin intérieur.

Ma médecine

Ma médecine est l’amour. Cela peut sembler simple, mais je crois profondément que l’amour est une force qui guérit. Le toucher en est l’expression la plus directe, capable de réinscrire dans le corps ce qui nous a manqué : la douceur, la sécurité, la confiance. À travers mes massages et mes accompagnements, j’offre des espaces où l’on peut expérimenter, comme dans un laboratoire bienveillant, la dynamique relationnelle à l’œuvre en soi. La responsabilisation y tient une place essentielle, car se reconnaître auteur de son vécu est la première étape vers une transformation profonde.

Mais au cœur de tout cela, il y a la présence consciente. Cette capacité à accueillir ce qui est, sans jugement, avec une attention bienveillante. La présence ouvre un espace de sécurité où l’autre peut se déposer, se révéler. C’est dans cette qualité d’écoute que je trouve l’un des pouvoirs les plus subtils de ma médecine : offrir à l’autre le miroir d’une attention pleine, qui invite à se reconnaître et à se rencontrer en profondeur.

J’ai créé les espaces dont j’avais moi-même besoin. Des espaces où se rassemblent des personnes qui, comme moi, souhaitent vivre la relation autrement, grandir, aimer, évoluer. C’est à travers cette transmission que je continue d’apprendre, d’affiner ma pratique, et de nourrir cette quête qui m’anime depuis l’enfance.

À travers chaque rencontre, chaque toucher, chaque mot échangé, je sème des graines de conscience et d’amour. Je crois que chacun porte en soi la capacité de se relier, de se transformer, de renaître à soi. Mon invitation est celle-ci : osez plonger dans votre obscurité, car c’est là, au cœur des ombres, que se révèle la lumière.

Alisson